mercredi 30 juin 2010

@ Campagne athéiste en Grande Bretagne

 

Campagne athéiste en Grande Bretagne à semer le doute sur l’existence de Dieu

Au début de l’année 2009, des messages athéistes ont été publiés durant un mois sur 800 autobus de Londres et d’autres villes britanniques importantes. Les affiches annonçaient : « Probablement que Dieu n’existe pas,PUB ATHEISTE ainsi ne te fait plus de soucis et vis ta vie ! »

En plein centre de Londres, deux écrans géants ont été placés, sur lesquels a été émis ce même message. Un millier de panneaux publicitaires, sur lesquels on pouvait lire les citations célèbres athéistes, ont mis en doute l’existence de Dieu dans le métro londonien.

La campagne a été lancée et financée par le professeur Richard Dawkins, l’athéiste déclaré et par l’Association Humaniste Britannique, pour contrecarrer les messages de nombreuses organisations religieuses qui ont commencé à prêcher en Grande Bretagne sur l’importance de la foi en Dieu et sur la manière dont les gens vivent leur vie.

Certains des partisans les plus enthousiastes de la campagne ont déclarés qu’ils ne sont pas contents que le message principal n’a pas nié en totalité l’existence de Dieu, mais seulement de la mettre en doute. C’est néanmoins une technique de manipulation connue, sachant le faite qu’une négation réveille une opposition véhémente, tandis que un message dubitatif, laisse dans le mentale de celui qui perçoit un grain de doute.

Richard Dawkins se déclare content qu’il a atteint son but : « C’est quelque chose de bon, pour que les gens vont se mettre à penser. Ils sont nombreux ceux qui verront les autobus. »

Hanne Stinson, le directeur exécutif de l’Association Humaniste Britannique considère que « le message va rassurer les athéistes et les agnostiques, donnant l’impression que ne pas croire en l’existence de Dieu n’est pas quelque chose de mauvais. »

L’exemple britannique a été suivit en Espagne et aux États-Unis, où ils ont organisé des campagnes du même genre, en utilisant le réseau des transports publics.

Mihai Vasilescu

 

mardi 29 juin 2010

@ L’occident la spiritualité et la religion

 

Les pays les plus riches occupent les dernières places en ce qui concerne l’importance accordée à la spiritualité et à la religion

L’institut Gallup a réalisé une étude pour mesurer l’importance accordée dans la vie quotidienne à la spiritualité et à la religion. Les recherches se sont déroulées au cours d’une période des trois ans, entre 2006-2008, sur des échantillons représentatifs de 143 pays et elles partaient de l’hypothèse que l’importance accordée à la spiritualité et à la religion est en proportion directe avec le développement du pays. Mais les résultats ont infirmés cette hypothèse.

religionGallup montre que 8 des 11 pays, où la grande majorité de ceux qui ont répondu à cet questionnaire (au moins 98%) considèrent que la spiritualité est le plus important aspect de leur vie, se trouvent parmi les plus pauvres de l’Asie et Afrique: Bangladesh, Sri Lanka, Indonésie, Congo, Sierra Leone, Malawi, Sénégal, Djibouti. Exception font l’Egypte, le Maroc et les Émirats Arabes Unies. Ce groupe est suivi par des États qui à leur tour ne sont pas inclus parmi les plus riches du monde. Parmi eux on compte aussi la Roumanie: Liban (86% des personnes interrogées), Iran (83%), Inde (79%), Irak (79%), Roumanie (78%).

Au pôle opposé, parmi les pays les moins orientés vers la spiritualité, se trouvent exactement ceux qui ont le niveau de vie le plus haut du monde: Danemark, France, Suède, Hong Kong ou Japon. Dans cette catégorie sont inclues quelques ex républiques de l’ex URSS (Estonie, Belarus), fait expliqué par les auteurs de l’étude par la promotion de l’athéisme durant les régimes communistes.

Dans les pays considérés parmi les plus riches et les plus développés du monde, seulement une moyenne de 38% de la population investiguées accorde de l’importance à la religion et à la spiritualité dans la vie de tous les jours.

Mihai Vasilescu

lundi 28 juin 2010

@ Le souverain pontife a demandé la création d'une autorité politique mondiale

 

Le pape Benoît XVI voit la solution à la crise financière dans le Nouvel Ordre Mondial

31063_103999629647052_100001110476076_31151_7912634_n Le pape Benoît XVI affirme qu'il faut un nouvel ordre mondial financier pour gérer la crise mondiale. « Pour gérer l'économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir l'aggravation de la crise et les déséquilibres croissants, il est urgent de créer une réelle Autorité politique mondiale », a déclaré le pape dans sa première encyclique sociale publiée mardi, Juillet 7, 2009. Le texte de 150 pages intitulé « Caritas in veritate » passe en revue toutes les questions soulevées dans la société d'aujourd'hui.
Le souverain pontife veut « un degré supérieur d’organisation à l’échelle mondiale pour gérer la globalisation ». Le pape Benoît XVI a demandé la création d'une « autorité politique mondiale » pour faire face à « l'assainissement des économies en crise et à éviter des déséquilibres croissants ».
Le document, qui a été rédigé pendant deux ans, a été lancé la veille de la réunion du groupe des pays les plus industrialisés du monde, brièvement appelé le G8.
Ce n’est pas pour la première fois que le pape appelle à Nouvel Ordre Mondial. En 2005, son premier message de Noël en tant que pape, Benoît XVI avait exhorté les chrétiens de montrer solidarité pour créer un « nouvel ordre mondial » qui pourraient faire corriger les injustices éthiques et économiques. «Une humanité unie pourra faire face aux nombreux problèmes graves du monde d'aujourd'hui», avait déclaré le pape.

Mihai Vasilescu

samedi 26 juin 2010

@ Pourquoi 18 mars ?

 

Le déchaînement de l’action violente anti-MISA le 18 mars fait l'épreuve de l’implication directe de la franc-maçonnerie

YOGA Nombreux sont ceux qui se sont demandés, après le 18 mars 2004, qu’est-ce qui se cache derrière les actions d’envergure déclenchées par les autorités roumaines contre les yogis de MISA. Quelle a été la raison de cette action? Qui a donné l‘ordre politique? Pourquoi a-t-elle été dénommée « L’Opération Christ »? Comment cette immense mise en scène a-t-elle été possible? Pourquoi mars 2004? Pourquoi le 18 mars?

Certaines réponses à ces questions étaient évidentes et sont devenues évidentes et plus claires après la révélation des archives secrètes du PSD (Parti Social Démocrate). En mars 2004 se déroulait le scandale de Gabriel Bivolaru (le député PSD qui a dévalisé la BRD, le protégé du premier ministre Adrian Năstase). Toujours à l’époque avaient commencé à paraître dans la presse des informations concernant le trafic d’enfants pratiqué par certains membres importants du gouvernement en poste en 2004. De plus, les élections étaient proches en envisageant une année électorale avec un enjeu majeur pour le pouvoir du PSD. Mais au-delà de ces événements contemporains de la vie politique roumaine il y avait encore quelque chose: l’importance du 18 mars pour la franc-maçonnerie.

18 mars la vengeance de la maçonnerie

Pour mieux comprendre les raisons pour lesquelles cette date est si importante pour les franc-maçons du monde entier, il est nécessaire de réaliser une brève incursion dans l’histoire des Chevaliers Templiers, Ordre qui a représenté le filon le plus important de la franc-maçonnerie d’aujourd’hui.

Au XIII-ème siècle, les Templiers avaient un pouvoir de plus en plus grand et jouissaient de nombreux privilèges. Le fait qu’ils avaient le droit de porter des armes et de voyager librement dans le monde faisait en sorte qu’ils détenaient le contrôle sur la sécurité des chemins et surtout avaient le monopole sur les transferts d’argent d’entre l’Orient et l’Occident.

Ils avaient leur quartier général au sud de la France, mais le roi Philippe IV le Bel s’est vite rendu compte qu’il ne pouvait pas du tout les contrôler, qu’ils étaient une sorte d’État dans l’État. Il a rapidement réussi à attirer de son côté le Pape Clément V, changeant même la capitale du catholicisme du Vatican à Avignon. Peu de temps après, des informations sur les épouvantables rituels que les Chevaliers Templiers réalisaient sont arrivées à ses oreilles. Ceux-ci sacrifiaient des enfants, pratiquaient des perversions sexuelles et des actes de magie noire, en tuant des poupées qui représentaient le Roi et le Pape. C’est alors qu’il a pris la décision d’annihiler l’Ordre qui s’occupait seulement d’intrigues et avait commencé à détenir la suprématie militaire et financière sur la France et l’Europe. Il a donné ordre que tous les templiers de France soient arrêtés, mais à cause de leur influence il n’a réussi à en arrêter que 620 sur 3200. Mais parmi ceux qui ont arrêtés se trouvait Jacques de Molay, le Grand Maître des Templiers. Celui-ci a été jugé, condamné à mort et brûlé sur bûcher le 18 mars 1314. Les templiers qui ont réussi à en réchapper ont juré de venger la mort de Jacques de Molay. Ils ont reconstitué en secret l’Ordre et ont créé la structure sur laquelle fonctionnent aujourd’hui les loges maçonniques.

Lisez maintenant quels sont les rituels réalisés chaque année par les  maçons le 18 mars, conformément à des témoignages réunis par Juri Lina et présentés dans le livre "Les Architectes de la déception.”

Chaque année, les maçons de haut degré commémorent la mort de Jacques de Molay en tuant symboliquement une poupée habillée de vêtements du XIV-ème siècle qui figure Philippe IV. La poupée est soit brûlée, soit on lui coupe la tête. Le Pape Clement V est "tué” de la même manière chaque année. Ensuite les maçons doivent marcher au-dessus de la couronne royale et de la tiare papale.

Le professeur Lars Erik Bottiger est arrivé au 11-ème degré dans la franc-maçonnerie suédoise, le degré de Chevalier. Il raconte dans Nacka Varmdo Posten, le 11 novembre 1997 que le cercueil (l’un des éléments secrets utilisés dans les initiations maçonniques n.n.) est exposé à Masonic Hall au cours de la cérémonie maçonnique qui a lieu chaque année le 18 mars. «Cette commémoration est très ancienne. De nombreuses générations de maçons ont commémoré par la plus grand festivité de l’Ordre, la mort de Jacques de Molay, le grand maître des Templiers», affirme-t-il.”

Le 18 mars signifie la haine des maçons à l’encontre de la spiritualité

Dans les passages cités plus haut, Juri Lina se réfère aux maçons du 30-ème degré (degré très élevé). Ce degré a un rôle à particulier dans la maçonnerie et est étroitement lié à la signification de la date de 18 mars.

“Le degré 30 de la maçonnerie (selon le Rite de York) est aussi nommé le «Chevalier du vautour Blanc et Noir». Les membres de ce degré doivent orienter avec violence les poignards vers la couronne royale. Ils doivent venger sans arrêt le Grand Maître Templier, Jacques de Molay, qui est mort le 18 mars 1314 à Paris. Pour cette raison, les franc-maçons du 30-ème degré sont nommés les «Vengeurs». Albert Pike considérait le degré 30 comme très important, parce que «ici commence la lutte contre les autres croyances et religions»,  écrivait-il dans «Morale et Dogme».”

La maçonnerie a mis le sceau sur plusieurs événements importants de l’histoire de la planète. La mort de Jacques de Molay est vengée, tel que nous l’avons lu plus haut, par la destruction de la spiritualité, mais aussi par l’instigation des masses à la révolte, par l’assassinat de certaines personnes incommodes ou par la punition de ceux qui se mettent contre la maçonnerie. Cette affirmation est prouvée par les événements orchestrés par la franc-maçonnerie, qui ont marqué l’histoire de l’humanité, pas du tout par hasard, le 18 mars.

  • 18 mars 1793: A été déclarée la République ou la Commune de Mainz, Allemagne, à l’aide des troupes révolutionnaires (maçonniques) françaises.
  • 18 septembre 1793: (moment complémentaire à celui de 18 mars): Est mise en place la « première pierre » du bâtiment du Capitole aux USA, dans le cadre d’une cérémonie maçonnique dirigée par George Washington.
  • 18 mars 1848: Éclatent presque simultanément des révolutions à Venise, Milan, Stockholm et Berlin ; les instigateurs étaient des maçons renommés. Ce moment a constitué le commencement des révolutions maçonniques de 1848 dans l’Europe toute entière.
  • 18 mars 1871: Les franc-maçons ont déclaré la Commune de Paris.
  • 18 mars 1913: Le roi Georges de Grèce est assassiné par un complot maçonnique.
  • 18 mars 1981: Après avoir été élu président de l’Organisation internationale des loges maçonniques, Lucio Gelli, le chef de la Loge Propaganda Due d’Italie a déclaré publiquement que «la maçonnerie d’Italie est comme une marionnette dans ses mains». Pour laver ce défi, un tribunal maçonnique l’avait jugé et a décidé de l’exclure de la maçonnerie et de fermer la Loge Propaganda Due. Un message très clair concernant la source de sa chute, a été envoyé à Gelli au moment où la Police a réalisé des descentes dans sa résidence, exactement le 18 mars. Du fait que Lucio Gelli se sentait parfaitement protégé, en sachant qu’il jouissait du soutien maçonnique, dans sa maison ont été trouvé plusieurs documents compromettants. Par exemple, une liste avec les membres de la loge P2, parmi lesquels on comptait des juges de haut niveau, des ministres, des hommes d’affaires, des diplomates, des militaires, des journalistes, des professeurs d’université, des chefs de partis, des directeurs de services secrets (c’est la loge à laquelle Nicolae Ceauşescu a appartenu).
  • 18 mars 2004:  Les autorités roumaines déclenchent l’action d’envergure contre le Mouvement d’Intégration Spirituelle dans l’Absolu. Le mentor du mouvement yogi roumain, Gregorian Bivolaru, peut être considéré sans se tromper comme l’ennemi n° 1 des maçons de la Roumanie, à cause des révélations courageuses liées à la secte satanique de la franc-maçonnerie.

Maintenant il est clair que le moment du déclenchement de l’ “Opération Christ” contre Gregorian Bivolaru et MISA a été SPÉCIALEMENT choisi par la franc-maçonnerie et dévoile le fait que cette action est une VENGEANCE ABJECTE de la maçonnerie. Cette action a été ordonnée au franc-maçon du degré 33 Adrian Năstase par les loges des USA, en promettant en échange le soutien dans la campagne présidentielle de 2004 s’il réussissait à détruire MISA. A son tour, Adrian Năstase a donné le célèbre ordre politique d’annihilation à tout prix de l’école roumaine de yoga – commande politique révélée une fois connues les archives secrètes du PSD.

A côté des autres signes et signaux maçonniques, cette date de 18 MARS devait avertir les maçons de toutes les institutions impliquées que cette campagne anti-MISA est une action de la maçonnerie. Et qu’ils doivent la soutenir sur la base des serments qu’ils ont réalisé devant la loge. Seulement ainsi il est facile de l’expliquer l’excès de diligence et les violations flagrantes des lois qui ont été commises par certains procureurs, gendarmes, journalistes, politiciens dans le cas de MISA. Il n’était pas question de manque de professionnalisme, tel qu’il semblait à la première vue, mais de l’obédience totale face aux loges maçonniques dont ils font partie.

de Mihaela Gheorghiu

lundi 31 mai 2010

@ Esclavagiste dans la société moderne

 

La société moderne fait plus d’esclaves qu’il y en avait à l’époque esclavagiste ou au Moyen Age

Aujourd’hui, il existe au moins 27 millions d’esclaves dans le monde, plus qu’il n’y a jamais existé dans l’histoire de l’humanité, démontre un rapport du FBI. La mondialisation, la pauvreté, les guerres, les catastrophes naturelles ont contribué à une accélération de ce phénomène de l’esclavage, pas seulement dans les pays soi-disant du tiers monde, mais aussi dans les pays développés.

Conforme au Département de la Justice Américaine, chaque année, plus de 800 000 personnes sont victime du trafic de personnes au niveau international. 17 500 sont des cas nouveaux, sur le territoire des États-Unis. Plus de 30 000 victimes sont transportées à travers les États-Unis sur leur route vers d’autres destinations internationales. À coté du trafic de drogues et du trafic d’armes, le commerce de la viande vivante se dispute aujourd’hui la première place dans le top mondiale de la criminalité.

Il y a plus de 200 ans, comme les esclaves qui ont été apportés sur le continent américain par les colons, les esclaves d’aujourd’hui sont obligés de réaliser un certain travail aux bénéfices de ceux qui les ont fait venir aux États-Unis. Si on essaie de fuir de ce système, il y aura une part de représailles pour lui ou pour sa famille de la part de son maître. Même les autorités ne les soutiennent pas beaucoup pour échapper à ce système.

Les méthodes de capture sont diverses : les parents vendent leurs enfants à cause de la pauvreté, les femmes d’un milieu pauvre qui se vendent pour de l’argent, pour la réalisation de prêts ou de crédits, etc… des milliers de trafiquants obtiennent des enfants de milieu pauvre, donnant l’impression aux parents qui lui offriront des bourses scolaires ou aussi une vie meilleure.

Les formes modernes de l’esclavage peuvent être très perverse et très cachées que celles de l’ancien temps. Le travail forcé paraît être le plus rencontré. Le scénario typique est que le travailleur devient dépendant du patron ou du riche, à la suite d’un petit prêt qui a été fait avec ce dernier. Les taux d’intérêts sont énormes. Ainsi, il lui est impossible de rembourser sa dette. Un tel esclave peut passer toute sa vie à travailler pour recouvrir sa dette, et quelques fois après sa mort, la dette est reprise par ses enfants.

L’Organisation des Nations Unies, dont les bases fondamentales sont de combattre le travail forcé sous toutes ses formes possible, elle a fait très peu pour combattre l’esclavage moderne. Malgré de nombreux protocoles signés par les nations membres, depuis 1817, elles ont pris très peu de mesures concrètes.

Les mass-média ont écrit très peu sur ce sujet et n’a pas rendue publique l’information que dans le monde il existe beaucoup d’esclaves qu’il y en avait jamais existé tout le long de l’histoire. En général, les articles se limitent à aborder de façon superficielle uniquement les problèmes des trafics de femmes et de prostitués, il n’y a pas en vue d’autres formes d’esclavage.

Mihai Vasilescu

vendredi 30 avril 2010

@ JM Barroso, compare l’Union Européenne à un empire

 

Le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, compare l’Union Européenne à un empire

Dans une réunion du Parlement Européen du 10 juillet 2007, le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, a été interrogé par un parlementaire européen hollandais quant à ce que l’Union Européenne deviendra, au cas où la nouvelle constitution sera adoptée, le Traité de Lisbone. La réponse que Barroso a donné, révèle le fait que l’UE est une expérience, une phase pilot dans la création de l’État unique global. Barroso a comparé l’Union Européenne à un empire.

Le parlementaire européen hollandais: Europa ne deviendra pas un genre de super État ? Car ce n’est pas une organisation internationale, un terrain pour les diplomates… Qu’est-ce que l’UE deviendra une fois le traité entré en vigueur?

Barroso: (riant supérieur) C’est un sujet adéquat aux débats du milieu académique, pour les congrès de sciences politiques....

Le parlementaire européen: Oui, mais également pour les gens communs! N’en pensez pas?

Barroso: Oui. Les gens communs devront finalement comprendre que l’Union Européenne n’est pas un super État, comme vous le disiez. Nous ne sommes pas les États-Unis de l’Europe, comme nous avons les États-Unis de l’Amérique. En même temps, nous ne sommes non plus une organisation internationale, comme NATO ou OSCE. [n.n. La comparaison avec les USA ne répond pas à la question du parlementaire européen. Aujourd’hui sur le continent nord américain, le modèle de l’expérience de l’UE est répliqué par le traité de constitution de l’Union Nord Américaine.]

Nous sommes une structure à part, unique. Dans l’histoire de l’humanité il n’a plus jamais existé une organisation pareille, mieux dit une création institutionnelle semblable. Nous avons des pays libres qui sont unis et qui ont décidé de travailler ensemble à un certain niveau d’intégration. C’est ce que nous sommes. En fait, je ne comprends à quoi sert-il de se poser tout le temps tant de questions existentielles au bord de ce sujet. C’est ainsi que les choses se présentent, et moi personnellement, je me sens très à l’aise avec cet état de fait.

Il est évident qu’à présent la dimension nationale ne suffit pas. Si tu veux lutter avec les échanges climatiques pour offrir aux gens de la sécurité, ce n’est pas possible de le faire seul, au niveau national. [n.n. Barroso semble oublier que l’idée de l’Union Européenne est apparue à une époque où il n’était pas question d’échanges climatiques.]

Il faut plus que ça, nous avons besoin d’une dimension européenne. La dimension européenne est indispensable pour passer de local au global ! Plus nous avançons, plus cela devient nécessaire. Maintenant nous en sommes là. Et d’ailleurs ce n’est pas trop différent du point où on était avant. C’est pourquoi la raison de cette réforme a été justement l’adaptation aux nouvelles conditions, en gardant cependant la grandiose vision des parents fondateurs de la Communauté. Quelle était cette vision grandiose des parents fondateurs? Une démarche réalisée pas à pas pour créer de la solidarité, pour réunir les gens. Certains disent que nous avons un objectif politique indéfini, mais je ne crois pas que cela devrait nous rendre dépressifs. En fait nous sommes une expérience qui a du succès.

Sincèrement, si vous regarder l’histoire des institutions, une chose pareille n’a plus jamais existé avant. Parfois j’aime comparer l’UE à l’organisation des empires. Oui, des empires. Parce que nous avons la dimension d’un empire. Mais il existe aussi une grande différence : d’habitude les empires ont été créés de force, d’un centre qui imposait un dicté, qui imposait sa volonté aux autres. Et maintenant, nous avons ce que certains appelleraient le premier empire non-impériale. Nous avons par dimension 27 pays, qui ont librement décidé de travailler ensemble, de renoncer à la souveraineté, si vous voulez utiliser ce concept de souveraineté. Je crois que c’est une structure magnifique et nous devrons en être fiers. Du moins, ceux de la Commission Européenne, en sommes fiers.

Jusqu’à l’épreuve contraire, les officiels de la Commission européenne semblent être les seuls qui se réjouissent de ce projet, en imposant aux citoyens, qu’ils représentent, l’acceptation du Traité de Lisbone, exactement comme autrefois le centre de l’Empire imposait sa volonté et ses principes. Cela pendant que les citoyens de plusieurs pays, desquels Barroso dit qu’ils ont librement accepter d’entrer dans l’UE, aient rejeter l’Union, ses principes et sa constitution.

Mihai Vasilescu

jeudi 29 avril 2010

@ Le projet Européen se désintègre

 

L’HORRIBLE VERITE COMMENCE A VOIR LE JOUR SUR LES DIRIGEANTS EUROPEENS

C'est désormais le projet européen en entier qui risque de se désintégrer, avec des conséquences stratégiques et économiques qui sont très difficiles à prévoir.

Dans un discours prononcé ce matin, le président de l’Union européenne Hermann Van Rompuy (par ailleurs poète et versificateur en japonais et en latin) a mis en garde : si les dirigeants européens ne traitent pas correctement la crise actuelle et laissent la zone euro se fracturer, ils détruiront l'Union européenne elle-même.

« Nous sommes dans une crise de survie. Nous devons tous travailler ensemble pour faire survivre la zone euro, parce que si nous n’arrivons pas à faire survivre la zone euro, nous n’arriverons pas non plus à faire survivre l’Union européenne »a-t-il lancé.

Bien, bien. Quoi qu’il s’agisse d’un thème on ne peut plus familier aux lecteurs du Daily Telegraph, cela n’en fait pas moins un choc que d’entendre une telle confession, après toutes ces années, dans la bouche même du président de l’Europe.

Il admet que le pari d’avoir lancé une monnaie prématurée et dysfonctionnelle, ne disposant ni d’un Trésor centralisé, ni d’une fusion des dettes nationales, ni d'un gouvernement économique pour la soutenir, - et d’avoir, qui plus est, opéré ce lancement avant que les économies, les systèmes légaux, les pratiques de négociation salariales, la croissance de la productivité, et l’élasticité des économies aux taux d'intérêt, soient parvenus à un degré de convergence suffisant du nord au sud de l'Europe – eh bien ce pari est maintenant susceptible de provoquer un horrible retour de flammes.

Jacques Delors et ses compères fondateurs de l’union économique et monétaire (UEM) avaient pourtant été mis en garde par des économistes de la Commission, au début des années 90, que cette aventure insouciante ne pourrait pas fonctionner et qu’elle mènerait à une crise traumatique. Ils ont écarté les avertissements.

Ils avaient également été prévenus que les unions monétaires n’éliminent nullement les risques : elles ne font que les transformer de risques sur les devises en risques sur les défauts de paiement. C'est pour cette raison qu'il était de la plus haute importance de disposer, dès le début, d’un mécanisme en état de fonctionnement pour résoudre les défauts sur les dettes souveraines ou les coupes obligataires, avec des règles claires pour établir la tarification appropriée à ce type de risque.

Mais non, les maîtres de l’UE n’ont rien voulu entendre. Ils ont considéré qu’il ne pourrait y avoir aucun défaut de paiement, et aucune mesure préparatoire n'a été prise, ni même autorisée, pour traiter une situation pourtant parfaitement prévisible. À leurs yeux, la foi politique seule suffisait.

Les investisseurs qui auraient dû être mieux informés sont tombés directement de plain pied dans le piège, en achetant de la dette souveraine grecque, portugaise et irlandaise à seulement 25-35 points de base au-dessus des Bons du Trésor. Au plus haut du boom, les fonds achetaient des bons espagnols avec un écart d'à peine 4 points de base. Maintenant, nous voyons ce qu'il se produit quand on introduit un tel aléa dans le système, et que vous fermez en outre le thermostat d'alerte.

M. Delors avait raconté à ses collègues que n'importe quelle crise serait une « crise bénéfique », qu'elle permettrait à l’Union européenne de vaincre la résistance au fédéralisme fiscal et d’accumuler ainsi de nouveaux pouvoirs. Le but de l’union économique et monétaire était un but politique et non pas économique, et c'est pourquoi les objections des économistes pouvaient heureusement être passées par pertes et profits. Une fois que le monnaie unique existerait, les États membres de l’Union européenne abandonneraient leur souveraineté nationale pour lui permettre de fonctionner sur la durée. Elle conduirait ainsi inéluctablement au rêve de Jean Monnet d’un véritable État fédéral européen.

Faites donc entrer la crise !

Derrière ce pari, bien sûr, il était fait l’hypothèse que n'importe quelle crise pourrait être contenue à un coût supportable, une fois que les déséquilibres du système « une même taille qui ne convient à personne » typique de l’union monétaire européenne aurait déjà atteint des niveaux catastrophiques, et une fois que les bulles de crédit des pays du sud de l’Europe [baptisés le « Club Med »] et de l’Irlande se seraient effondrées. L’hypothèse était faite aussi que l'Allemagne, les Pays Bas, et la Finlande finiraient - sous l’avalanche des protestations – à se résoudre à payer la facture pour une « Transferunion ». [Union européenne fondée sur le transfert des richesses entre États membres].

Il se pourrait bien que nous soyons amenés à vérifier bientôt si ces deux hypothèses étaient correctes. Loin de lier tous ensemble les pays d’Europe, l'union monétaire mène à l'acrimonie et aux récriminations mutuelles. Nous avons assisté à une première éruption en début d’année, lorsque le vice Premier ministre grec a accusé les Allemands d’avoir volé l'or grec des chambres fortes de sa banque centrale et d’avoir tué 300.000 personnes sous l’Occupation nazie.

La Grèce est maintenant sous protectorat de l’Union européenne, ou plus pudiquement de  « Mémorandum » puisque c'est ainsi qu’on l’appelle. Ce qui a donné naissance à des attaques terroristes piqûres d’épingle contre quiconque est lié de près ou de loin aux pouvoirs européens. L'Irlande et le Portugal sont un peu plus loin en arrière sur cette route qui conduit à la servitude mais ils sont déjà confrontés à des politiques dictées directement depuis Bruxelles et ils seront bientôt placés à leur tour sous des protectorats formels, et ce dans tous les cas.

L'Espagne a plus ou moins été forcée de réduire les salaires de la fonction publique de 5% pour se conformer aux exigences de l’Union européenne faites en mai. Tous doivent se plier au programme européen d’austérité, sans pouvoir compter sur le soulagement compensateur d’une dévaluation ou d’une politique monétaire plus accommodante.

Si tout cela continue l'année prochaine, avec un chômage à un niveau record de dépression ou même continuant à grimper encore plus haut, il va commencer à devenir important de s’interroger sur qui a la « propriété » politique sur l’ensemble de ces politiques. Est-ce vraiment le fruit d’un consentement pleinement démocratique ? Ou bien ces souffrances sont-elles imposées par des chefs suprêmes étrangers dans un but purement idéologique ? Il ne faut pas beaucoup d'imagination pour prévoir les effets de tout cela sur l’entente en Europe.

Mon opinion personnelle est que l’Union européenne est devenue illégitime lorsqu’elle a refusé d'accepter le rejet de la Constitution européenne par les électeurs français et néerlandais en 2005. Il ne peut y avoir aucune justification pour faire revivre ce texte sous l’appellation de traité de Lisbonne et le faire adopter de force par une procédure parlementaire sans référendums, dans ce qui n’était au fond rien d’autre qu’un putsch autoritaire. (Oui, les parlements nationaux ont eux-mêmes été élus – il n’est pas utile de m’adresser des commentaires indignés pour le souligner -; mais quel fut le motif pour que les gouvernements français et néerlandais refusent à leurs propres peuples de revoter dans ce cas précis ? Les chefs élus peuvent aussi violer la démocratie. Il y avait une fois un caporal autrichien…. mais n’entrons pas là dedans).

L'Irlande était le seul pays obligé par sa Constitution à organiser un référendum. Quand cet électorat seul a également voté Non, l’Union européenne a de nouveau négligé le résultat et a intimidé l'Irlande pour qu’elle vote une deuxième fois afin d'obtenir le « bon vote ».

C'est le comportement d’une organisation proto-Fasciste. Ainsi, si l’Irlande maintenant - par une ironie de l’histoire et au nom de représailles méritées – enclenche la réaction en chaîne qui va détruire la zone euro et l'Union européenne, il sera difficile de résister à la tentation d’ouvrir une bouteille de whiskey de Connemara de bouteille et de savourer le moment. Mais il faudra résister à cette tentation. Car le cataclysme ne sera pas joli.

Ma pensée personnelle, pour tous ces vieux amis qui travaillent toujours pour les institutions de l’Union européenne, est de savoir ce qui va arriver à leurs euro-retraites si ce qu’annonce M. Van Rompuy est exact.

Ambrose EVANS PRITCHARD